J'écoute : le vent
Je regarde : la mer
Je lis : les lignes de la main
Je joue : à cache cache
Je mange : la vie
Je bois : la tasse, comme tt le monde (mais j assume)
Je cite : Nonobstant ma bonne volonté, c est avec concupiscence que je conchie les rustres, les pleutres, les goujats, les pisse froids et autres peines à jouir...
Je pense : trop
Je rêve : éveillé (insomnies obligent)
(mis à jour lundi 10 septembre 2007 à 17:25)

31/03/2007

31/03/07 - 03:16

Concerto de Aranjuez



Au passage, si vous n'avez pas vu le film "les Virtuoses"... Il est repris dedans, pour servir une belle histoire de comédie dramatique sociale anglaise

31/03/07 - 03:14

Je suis venu te dire que je m'en vais



Le beau Serge...

30/03/2007

30/03/07 - 02:37

Les portes de l'enfer et du paradis

Un samouraï nommé Nobushige rendit visite un jour à Hakuin et demanda :
" Le paradis et l'enfer existent-ils réellement ?"
"Qui es-tu ?" demanda Hakuin.
"Je suis un samouraï", répondit-il.
" Toi, un samouraï !, s'esclaffa Hakuin. Et qui te prendrait à son service ? Tu as l'air d'un mendiant."
Nobushieg, furieux, se saisit de son sabre...
" Tu as même un sabre ! Il est certainement trop émoussé pour me couper la tête."
Hors de lui, Nobushige leva le sabre...
" Ici s'ouvrent les portent de l'enfer", remarqua Hakuin calmement.
Le samouraï, impressionné par la discipline du maître, rengaina le sabre et se prosterna devant lui.
" Ici s'ouvrent les portes du paradis", dit alors Hakuin.

30/03/07 - 02:35

Roi de rien

Roi de rien
Je ne suis roi de rien, je règne sur le vent,
Sur des chemins perdus, sur des sables mouvants,
Sur d'anciens châteaux forts et sur des cathédrales
englouties.

Je suis roi d'un soleil qui se meurt comme il peut,
J'ai l'air d'un vieux volcan refroidi peu à peu,
Je crois que ma parade à grand coups de cymbales
est finie.

Je ne suis roi de rien ma couronne est en bois,
c'est scandaleux bien sûr, c'est de mauvais aloi,
Je ne suis roi de rien mais je suis roi quand même
car je t'aime.

Alors le monde entier peut s'écrouler d'un coup,
J'ai le droit d'être pauvre et le droit d'être fou.
Je suis esclave et roi, je n'ai pas de problèmes
si tu m'aimes.

Je ne suis roi de rien que de mon avenir,
Qui n'est déjà plus rien qu'un désastre à venir,
Et l'intérieur de moi n'est plus qu'un paysage
en délire.

Je ne suis roi de rien, je suis comme un enfant
Qui reconstruit le monde en écoutant le vent.
Il ne me reste plus que le courage
de te dire
que je t'aime.

Je ne suis roi de rien, mais je suis roi quand même
Si tu m'aimes
Encore un peu...


28/03/2007

28/03/07 - 01:21

Magnus - French Movies



Les acteurs me font penser à certains et certaines

23/03/2007

23/03/07 - 21:03

High hopes...(2)

Valeurs sures..

22/03/2007

22/03/07 - 00:51

In mémoriam

Je suis au dessus de ces religions
qui font se battre les hommes

J'ai trouvé la plus belle :
j'aime tout le monde

Aimez vous les uns les autres
Le moment venu, priez pour moi selon votre foi

19/03/2007

19/03/07 - 01:30

QUE LA FRANCE EST BELLE... (Critique de film - printemps 2006)

J 'avais écrit cette critique il y a presque un an, après avoir vu le film... en retard par rapport à tt le monde (lol)
Elle est présente sur un autre site mais autant la mettre ici aussi...


Oui, c est avéré et, toute personne normalement constituée ne peut résister aux charmes naturels déployés par Cécile de France. Une jeune fille prédestinée, vu que le nom ne reflète nullement sa nationalité.
"Cécile.. ma fiiiiiilleeeeeeeuuuu... Céciiiileeeuuuu, ma filleeuuuu" chantait Nougaro. Là ds ce film, point de chanteur toulousain (paix à son âme), mais une grand mère qui raconte, c était hier et c était intemporel, comment elle est arrivé à Paris, en aimant le luxe, sans jamais parvenir à y vivre. Donc elle en a vécu..
Cécile. Notre Cécile. Ou mieux : tt le long du film, Cécile c est nous. C'est vous, c 'est eux, c'est moi. C'est elle. Evidemment aurait on envie de dire, tel Charles Trenet, les yeux équarquillés, le galurin en retrait et l index levé : "Douce France... cher pays de mon enfance, marqué de tant d'insouciance, je t ai gardée dans mon coeur..."
Oui, on l'aime Cécile et on lui dédie ce poème (sic).

Tout au long du film, elle a une longue histoire à raconter, à ceux qu elle croise et aux spectateurs. Et elle nous prévient : "ça va être long". Et bien non! Le film est trop court. Car au final, Cécile de France (Jessica dans le film) parle peu d'elle mais nous parle de nous.
Nous, les Français moyens : spectateurs mais aussi acteurs. Nous qui vivons au fond comme ces bourgeois et artistes qu elle nous fait rencontrer, avec nos spleens, nos doutes, nos déchirements et nos joies.
"fauteuils d'orchestre" aborde fort justement le microcosme parisien bourgeois et meme bourgeois bohème de l'avenue Montaigne, de ce triangle d'or parisien où se mèlent art (Drouot...), luxe (les boutiques de mode et leur prix élevés qui feraient croire qu on est revenu avant le Franc Pinay lol) et culture (théatre et acteurs/trices).
Mais, sous le vernis doré, percent très vite les fragilités respectives des êtres humains, avec la petite musique jouée par Danièle Thomson. les trajectoires se croisent, se mèlent, s'entremèlent. C est un peu "Magnolia" ou "Short cuts", version sauce parigote...

Personnellement, je ne suis pas fan de D. Thomson. Sans doute car elle porte, dans mon inconscient, la griffe du clan Oury, qui a plus défrayé les chroniques par ses nanards sans nom depuis 20 (et oui, depuis que Louis de Funès n est plus) et par les frasques "pipauuuuuuule" de ses descendants et collatéraux. C'est vrai, pour moi, Danièle Thomson, c était plutot un cinéma lisse, politiquement correct, soporifique, un peu la France de Michel Drucker et de Sarkozy, et de ses clichés "foooormidââââble" du dimanche après midi, tt engoncé dans l odeur des cierges de la messe et du carton à gateau béant...
Mais, foin de médisances..
j'avais vu la Buche : un peu cucuche, guimauve gnan gnan, longuet et overdose de bons sentiments.
Là, les destins se croisent comme les fils d'une broderie anglaise qui se déroulent pour donner un tableau convaincant, rafraichissant et joyeux.

Cécile - Jessica - joue le rôle de Candide au pays des bobos. Et des bobos, les personnages n en manquent pas

Valérie Lemercier, par ce rôle, révèle qu'elle vaut largement mieux que les pochades vulgaires de nanards comme "les visiteurs" ou "palais royal", qui doivent lui servir à payer ses impôts. Mais, dans ce cas là, pourquoi ne pas faire des publicités ou présenter plus de cérémonies comme les Césars? (où d ailleurs, le public avait l air bovin... "Douce France..." Quand, diantre, supprimera t once spectacle affligeant et masturbatoire de professionnels entre eux, en pleine auto satisfaction, pour enfin donner tte la place qu'ils méritent aux petits festivals et aux prix de moindre envergure??? Elle a du se retrouver comme Dupontel au cours de son concert, qui souffre de l élitisme sclérosant de l art et dela culture).


(INACHEVE... LA DIRECTION S EXCUSE PAR AVANCE POUR LA GENE OCCASIONNEE LOL)

19/03/07 - 01:22

PAULINE A LA PLAGE… (Critique de novembre 2005)

J 'avais écrit cette critique il y a un an et demi, après avoir assisté à un de ces concerts..
Elle est présente sur un autre site mais autant la mettre ici aussi...

PAULINE A LA PLAGE…


Le fabuleux destin de Pauline Croze...

Le titre "Larmes" figurait sur la complie CQFD (Ce Qu'il Faut Découvrir - Pour les non initiés lol) des Inrocks. C'était en janvier 2004 et ça datait. Coincé entre 2 autres plages, ce titre ne payait pas de mine, car Pauline Croze est une personne discrète, de prime abord.
Discrète ne veut pas dire effacée!
Pour mémoire, la Discrète est non seulement un film de 1990 de Christian Henry avec Fabrice Luchini (cabotin comme à son habitude) mais aussi une mouche, un de ces éléments de maquillage et de parure portés par les élégantes au XVIIIème siècle.
Et fine mouche, Pauline Croze l'est incontestablement, sans maquillage ni artifice, alors que son album est lui une mine.

23 novembre 2005 : mail de ma meilleure amie (que vous commencez à connaitre, pour avoir lu un précédent commentaire), pour me proposer une invitation au concert de Mademoiselle Croze, à Palaiseau, le samedi soir suivant.
L'aventure était plus que tentante, la compagnie excellente (parlant de mes amis, je suis aussi objectif qu'un supporter de foot face à une décision de l'arbitre contraire à sa chère équipe lol)
Quelques références :
Dans ses premiers pas vers la reconnaissance, amorcée en 2003, Pauline a rapidement été sollicitée pour assurer les premières parties d’artistes tels que Cali, Tryo, Miossec ou encore M.

Le dit soir, j'arrive en retard (comme tjs lol désolé) pour la première partie. Le théâtre de Palaiseau a ce ci de non seulement disposer d'une très bonne programmation, mais aussi d'une équipe chaleureuse, avenante et souriante (comme le ferait Michel Drucker, dans ses meilleurs moments dominicaux, qd il sert la soupe à ses invités : "l'équipe, si vous me lisez... hommage" lol sauf que je n'ai pas vocation de gendre idéal)
Donc nous patientons en prenant un verre, dissertant au passage avec le barman et une charmante jeune fille, des conceptions (fondamentales) de métrosexuels et d'übersexuels (lol).
Manquer la 1ère partie n'était pas une grande perte en soi car, risquant le bout de mon nez (avant que la porte à battants ne se reclaque), la scène était occupée par une espèce de grand dadais déguingandé, genre surfeur brun (oui oui ça doit bien exister), échoué là, entre beuglements et gémissements, comme un bébé lamentin affamé sur la banquise... Commentaires sans nuance des personnes sortant à la pause.
Nous étions venus voir Pauline... pas pour aller à la plage...

La lumière s'éteint, laissant des halos jaune, rouge, orangé... Un madras fort agréable. Les musiciens prennent place...
Et un petit bout de femme en jean, tee shirt et basket arrive, pour prendre possession de la salle.
Dès les premières notes, une voix harmonieuse, douce mais aussi étonnement chaude et forte saisit et cloue, bouche bée. Cette subtile et sensuelle alliance du cri et du corps, de la voix et du coeur emplit la salle, composée d'un public varié, en ages et en CSP. Pauline ne chante pas mais vibre littéralement et vit sur la scène. Pour nous. L'apprivoisement fonctionne.
Réservée, Pauline s'adresse au public. A son public. Et celui ci répond (notamment un grand mec genre rugbyman lol)! Pour preuve, elle lance, amusée, qq notes et lance goguenarde à l'auditoire : "je commence et vous suivez, si vous en savez pas, faites lalala mais vous connaissez..." Et, c'est le cover de Depeche mode, "enjoy the silence" qui prend tte sa place dans le concert. On se souvient de celui, plus timide de Tori Amos...

Pauline ne tire pas énormément ses influences de la chanson française. Il faut plutôt les chercher du côté de la musique noire (on pense au blues, à la soul, à des aspects jazzy, ou encore musique africaine pour ses percussions) et anglo-saxonne. Des artistes tels que Jeff Buckley, Led Zeppelin, Keziah Jones, Janis Joplin ou Jimi Hendrix, figurent incontestablement parmi ses principales inspirations.

Des titres comme "t'es beau", "je suis floue" ou "quand je suis ivre" nous parlent évidemment et nous font vibrer... Nos forces et nos doutes sont interpellés. On pense à soi meme, à la personne qu'on aime, à la vie... C'est une réelle "Mise à nu", tant ses compositions sont épicées.

Deux exemples :

------

T’es beau,
T’es beau parce que t’es courageux,
De regarder dans le fond des yeux,
Celui qui te défie d’être heureux.

T’es beau,
T’es beau comme un cri silencieux,
Vaillant comme un métal précieux,
Qui se bat pour guérir de ses bleus.

C’est comme une rengaine,
Quelques notes en peine,
Qui forcent mon cœur,
Qui forcent ma joie,
Quand je pense a toi,
A présent.

J’ai beau,
J’ai beau me dire qu’au fond c’est mieux,
Même si c’est encore douloureux,
Je n’ai pas de recoin silencieux.

C’est beau,
C’est beau parce que c’est orageux,
Avec ce temps je connais peu,
Les mots qui traînent au coin de mes yeux.

C’est comme une rengaine,
Quelques notes en peine,
Qui forcent mon cœur,
Qui forcent ma joie
Quand je pense à toi,

Toi qui sors de scène,
Sans armes et sans haine,
J’ai peur d’oublier,
J’ai peur d’accepter,
J’ai peur des vivants,
A présent.

T’es beau…

-------

Dans les ténèbres j’ai contre-plongé,
J’ai du mal viser ou bien mal cadrer
J’ai pourtant le bonheur dans l’objectif,
J’ai brûlé tous les négatifs,

Malgré les mises au point,
Je suis floue.
Malgré les mises au point,
Je suis floue.

Le temps des rêves passe comme un bolide,
Dans l’instantané d’un polaroïd,
J’ai l’impression d’une vie de cliché,
Montrant mon cœur surexposé.

Malgré les mises au point,
Je suis floue.
Malgré les mises au point,
Je suis floue.

(Textes : Pauline Croze / Musique : Pauline Croze. Droits réservés)

---------

On parle de la chanteuse, évidemment mais, il faut noter la présence à ses cotés de musiciens exceptionnels (malgré une pédale ouah-ouah déficiente pour l'un d'eux, ce soir là).

François Mauriac parlait de Françoise Sagan comme d'un "adorable petit monstre". Les mêmes qualificatifs peuvent être utilisés pour cette chanteuse de la "nouvelle scène française" (expression qui d'ailleurs ne veut rien dire en soi)

On ressort de là, apaisé, heureux, souriant, planant. Pour preuve, le corps a réagi : les mains ont battu seules, le corps s'est imprégné de la voix de la frêle et forte "petite nana". Les airs restent dans la tete. On n'a qu'une hate : acheter l'album. Car, le tps d'une soirée, on a cette délicieuse impression que l'artiste a joué pour nous.

Accessoirement, la soirée s'est terminée à Paris, dans un bar lounge sympa, avec ma meilleure Amie, en tête à tête, un cocktail à la main, à se parler de nous et de nos vies, à se confier, dans l esprit de cette artiste et de ce concert intimiste. Que demander, à part du bonheur..
Merci à ma meilleure pote
Merci Mademoiselle Croze


Bonne nouvelle : depuis, c'est officel, Pauline Croze est nominée aux 21ème Victoires de la Musique (vous savez, cette cérémonie qui ne sert à rien, à part à conforter et à faire mousser de façon convenue le monde de la musique, en auto célébration) dans 2 catégories :
- "Album Révélation de l'Année" avec son album éponyme au côté de Camille, Amel Bent et Katerine.
- "Groupe ou Artiste Révélation de l'Année" au côté de Camille (encore !!!), Amel Bent (encore !!! lol) et Superbus.


Décidément, c'est bien un fabuleux destin que l'on souhaite à Mademoiselle Croze...


Dandyesquement votre :.

19/03/07 - 01:20

QUAND ROMEO RENCONTRE ROMEO.. C EST A CHEVAL… (critique de janvier 2006)

J 'avais écrit cette critique il y a plus d un an, à la sortie du film..
Elle est présente sur un autre site mais autant la mettre ici aussi...

QUAND ROMEO RENCONTRE ROMEO.. C EST A CHEVAL…


A l'Ouest, du nouveau...
le Secret de Brokeback Moutain est un bon film, NON, un excellent film et ça, ce n est un secret pour personne...

Sorti le 18 janvier dernier, j avais prévu de le voir, suite à une critique écrite dans le Nouvel Obs’, sauf que d habitude, je ne lis jamais les critiques...
De +, récompensé par le Lion d'or à la Mostra de Venise, cela vaut ttes les médailles et ttes les palmes au festival de Cannes (vous savez, ce truc snobinard sur la Côte, en mai, avec des marches et des flashs de partout, où il est de bon ton d etre vu ou d avoir été, meme si c est pas vrai!! sic)...
Il faut ajouter à ça le fait que ma curiosité était attisée car, Ang Lee a réalisé Tigres et Dragons (film de kung-fu, thème nerveux et revisité) et Hulk (un nanard sans nom pour Américain lobotomisé). Or, là, vu le sujet du film : un amour impossible entre 2 garçons cow boys, naissant pdt un été et se développant pdt 20 ans... Il y avait de la matière. Et quelle matière... (MDR)

Or, NON, le lendemain, il était prévu que j'aille voir, avec mon meilleur Ami, Lord Of War avec Nicolas Cage : registre différent si il en est.
Donc un petit mot pour expliquer le changement...

Janvier étant le mois des voeux et autres fariboles passées dans la tradition, je m y sacrifie en allant présenter les miens à mon ex et à ses parents... Nous discutons de nos vies, de nos actualités, de ce qu on a fait et de ce qu on va faire et je lui parle de mon intention d aller voir Brokeback Mountain, le lendemain.
Et là, "remarque tarte à la crème" de sa part : "ah oui, le western gay". Bing la réduction. La discussion s'enclenche : j essaie tant bien que mal de lui expliquer que c est un peu court comme remarque. Elle m annonce sentencieusement qu elle a lu ttes les critiques (qui sont d ailleurs ttes positives) et que le film est sans surprise : elle n ira pas le voir car, c est un film pour les frustrés et les personnes qui se cherchent.
Sympatoche comme remarque : je ne pense pas etre un frustré. Et pour ce qui est de se chercher, je pense m etre + trouvé que bcp de personnes en général, sans paraitre pour un fanfaron...
Je lui rétorque que je lis surtt et avant tt l histoire, je regarde les acteurs, j essaie d avoir la bande annonce mais, je ne m attache pas à ttes les critiques.
Non mais c est vrai : qd je vais au resto, je n arrive pas pr trouver le plat prémaché dans mon assiette, pour ne plus avoir qu à aller aux toilettes après..

J essaie donc, tant bien que mal, de lui expliquer que c est une histoire d Amour ( j insiste sur le A majuscule) impossible et sublimée entre deux etres (j insiste sur le mot etre, car elle est + dans l avoir MDR) dans un milieu hostile (là c était elle qui l était de tte façon)
Elle : "ouais, les histoires d amour entre PD, c est un peu dans l air du temps"
Moi : " je ne te savais pas aussi homophobe"
Elle : "je ne suis pas homophobe, j ai des amis gays et je les apprécie bcp"
Moi : "oui sans doute, et Le Pen a une cuisinière black et un jardinier reubeu.. Et certaines personnes vont à la Gay Pride comme on va au zoo, par distraction..Tu as pas mieux comme excuse pour te dédouaner??"
Elle : "Pense ce que tu veux mais moi je n irais pas mettre de l argent pour aller voir ce film, un western avec des gays"
Moi : "si tu résumes ça à ça, toi qui te targue d aimer le cinéma, de connaitre, de donner ton avis, de conseiller parfois les ignares que nous sommes, moi au 1er chef... alors c est que tu as rien compris au film et à son processus... Que les héros soient homo, bi, hétéro, martien, unijambiste ou albinos... L important c est de voir un amour qui est dévastateur car fort, passionnel et impossible, dans un milieu hostile : l Amérique profonde des années 60 et 70... C est le meme fonctionnement que Roméo et Juliette : ils s aimaient, mais le milieu extérieur (leurs familles respectives) les en empéchait. Shakespear essaie de voir comment ils peuvent le vivre et quel aboutissement (le suicide dans leur cas)"
Là c était plutot imparable (lol)
Je n avais, de tte façon, nullement besoin de ses remarques pour savoir que, contre vents et marées, j irais voir ce film, et bien accompagné..

De là, elle enchaine qu elle lit tjrs ttes les critiques, car c est une folle de cinéma.
Il faut expliquer au passage, qu elle a couru et court le cacheton dans certaines productions, qu elle me parle tjrs de certains réalisateurs et certains acteurs qu elle connait. C est bizarre car ça aboutit rarement à qq chose de visible et de concret (mais bon, naif ou inculte que je suis !!! MDR)
Elle poursuit : elle adore l émission "ça balance à Paris", sur Paris Première... Je le concède, je l apprécie et je la regarde aussi qd je peux car les intervenants ne sont pas trop mauvais...
Moi : "c est sur que c est le type d émission qu on peut regarder pour se donner l impression d etre dans le vent, de tt savoir sur pas mal de choses, de briller dans les cocktails et dans les diners en ville, de se faire payer des verres par des vieux qui après vous entretiennent et vous allongent en allongeant les billets..."
Il faut ajouter, à sa défausse, qu elle sort avec le fils de qqun de connu du cinéma mais bon.. donc la pique était faite pr faire un peu mal et remettre à sa place : but atteint !!

Le jeudi 19 au matin, ma meilleure Amie, Christine, m appelle, je lui explique que ce soir, c est séance ciné, avec mon meilleur Ami (NB : ils se connaissaient pas) : Lords of Wars ou Brokeback Mountain. Elle me dit BANCO pour les 2, quoiqu il arrive.
Je préviens mon meilleur Ami, Thomas, mon petit loup : apéro, repas chez moi puis ciné à Danton. Je lui parle de mon emballement pour Brokeback Moutain...
La rencontre se passe super bien. Elle l apprécie, il l apprécie et moi, je les adore.

Au cinéma comme 3 étudiants attardés. C est un régal de les voir marcher sur le boulevard Saint germain, côte à côte, à se livrer des secrets... Déjà..
Dans la salle, un assis de chaque coté, moi au milieu.

Le film débute : VOSTF (of course). Je sens mon pote tressaillir car lui et l anglais, c est pas trop ça. C est lancé
Mais on se met vite dans le film et la voix de Heath Ledger doit s écouter en VO pr comprdre son intensité et ses doutes profonds...

Pour ceux qui penseraient à un film gay : non! rien de scabreux, pas d images, pas de sensationnel (pour les fans de ce genre, je vous laisse à TF1 lol) : tt est en pudeur, en finesse, par touches, par non dits et par choses que l on comprend peu à peu. On se laisse prendre par la main, attendri, je pense...
Ang Lee ne montre pas mais, suggère.
Alors oui la nature est grandiose, oui les 2 héros connaissent leur passion sans doute car ils peuvent s y laisser aller à leur nature profonde... C est un retour au source d eux memes. Le film aurait pu s appeler "Retour à Brokeback Mountain". On est dans la meme veine que "Sur la route de Madison", "l homme qui murmurait à l oreille des chevaux", "légendes d automne"...
On ne sait pas immédiatement les raisons, les peurs et secrets du Secret : tt se déroule peu à peu au fil du tps (qui, au passage, apparait court pour le spectateur, malgré les 2h17)
Ang Lee joue sur les silences, sur les regards qui se cachent derrière les Stetson de nos cow boys. C est en ça que le film est très sensuel. Le spectateur est respecté car finalement, il entre ds la passion, il la voit naitre, sans sentiment de voyeurisme, sans impression d etre de trop...

Les 2 acteurs incarnant nos roméos, et roméos à cheval, s affirment comme des valeurs montantes du cinéma américain qui dépassera le commercial (à espérer)
Les seconds roles sont épatants. Il suffit de voir Michelle Williams, sortie de son role d'ado garce de la série Dawson, pour incarner une épouse perdue qui découvre brutalement la passion d Ennis, son mari, pour un homme, leurs secrets et les silences qui les entourent... (les 2 acteurs sont d ailleurs ensemble dans la vie)
Qq petits regrets : le vieillissement des personnages qui n est pas une réussite totale. Notamment Jake Gyllenhaal qui est affublé d une moustache à la Village people.. Mais cela est vite oubliée, par exple par la scène du beau père et de la dinde (pas la belle mère, je précise!!) qui est épatante...

Quelques scènes fortes et douces, un peu comme un plat oriental égaré en occident, au pays du ketchup :
- la découverte et l apprivoisement (après tout, c est l Amérique sauvage) l un de l autre, qd Ennis (Heath Ledger) se gèle dehors et que Jack (Jake Gyllenhaal) est tt attentionné pour lui.. le matin les retrouve tendrement enlacés..
- la séparation de ces 2 Hommes (majuscules s il vous plait lol) au terme de l été et leur façon de la vivre : ils ne savent meme pas se serrer la main... Celui sensé avoir le cuir le + épais (Ennis) est celui qui craque et en souffre physiquement. Amour qd tu nous tiens (lol)
- les retrouvailles, 4 ans après, au bas des marches de nos 2 cow boys, avec cette envie fougueuse de baiser
- Ledger qui retrouve sa chemise tachée de sang, unie à la veste de Gyllenhaal et qui comprd tt ce qu il a sans doute perdu : l amour et lui meme...

Homo, hétéro ou bi, quoi qu il arrive (et, de tte façon, on se fout des gouts intimes, comme du temps qu il faisait le 13 novembre 1952 ou de al couleur du string d Alizée), évidemment, ce film nous parle, nous questionne car, sans se mentir, on s est ts, un jour, posé des questions intimes sur ce sujet, sur soi meme. Je pose la question : ce film est il un peu initiatique?? Oui sans doute.. pour les héros et pour nous
Brokeback Mountain est l histoire de 2 vies gachées mais déployée avec une grande finesse : Ang Lee ne se prend pas les pieds ds le drapé des pièges mélo-gnan-gnan..
Ma meilleure Amie a laissé une petite larme à la fin (qu on ne dévoilera pas) et mon meilleur Ami qui n avait pas prévu ce film et qui ne l aurait sans doute pas vu sans mon envie et mon intervention, a bcp aimé...

Retour à expliquer nos émotions, nos sensations, par rapport à ce film sensuel et fort.. Emballés !!
Ang Lee a fait de son film un origami subtil et on passe un plaisir délicieux à le déplier et à comprendre... Merci.
A voir et sans doute à revoir..

On ne peut que souhaiter un vif succès aux oscars, dans ce pays devenu conformiste et étouffant. (Il a failli etre interdit dans la ville à proximité du ranch des Bush et bizarrement, la salle n y désemplit pas). Ca serait le meilleur des pieds de nez à la morale et à l hétérosexisme et l hétéronorme, encore trop pregnants.


Superbe soirée et quoiqu il arrive, je sais pourquoi j ai adoré ce film et, (accessoirement) pourquoi je ne suis plus avec mon ex (lol)


Dandyesquement votre...

18/03/2007

18/03/07 - 19:57

Imaginez chaque matin...

Imaginez que chaque matin, une banque vous ouvre un compte de 86400 €


Simplement, il y a deux règles à respecter.


La première règle est que tout ce que vous n'avez pas dépensé dans la journée vous est enlevé le soir. Vous ne pouvez pas tricher, ne pouvez pas virer cet argent sur un autre compte, ne pouvez que le dépenser mais chaque matin au réveil, la banque vous rouvre un nouveau compte, avec à nouveau 86400 € pour la journée.

Deuxième règle :
La banque peut interrompre ce "jeu" sans préavis ; à n'importe quel moment elle peut vous dire que c'est fini, qu'elle ferme le compte et qu'il n'y en aura pas d'autre. Que feriez-vous ? A mon avis, vous dépenseriez chaque euro à vous faire plaisir, et à offrir quantité de cadeaux aux gens que vous aimez. Vous feriez en sorte d'utiliser chaque euro pour apporter du bonheur dans votre vie et dans celle de ceux qui vous entourent.

Cette banque magique, nous l'avons tous, c'est le temps !

Chaque matin, au réveil, nous sommes crédités de 86400 secondes de vie pour la journée, et lorsque nous nous endormons le soir, il n'y a pas de report.

Ce qui n'a pas été vécu dans la journée est perdu, hier vient de passer.

Chaque matin, cette magie recommence. Nous jouons avec cette règle incontournable : la banque peut fermer notre compte à n'importe quel moment, sans aucun préavis ; à tout moment, la vie peut s'arrêter. Alors qu'en faisons-nous de nos 86400 secondes quotidiennes ?

"La vie est courte, même pour ceux qui passent leur temps à la trouver longue".
... alors profitez-en !

18/03/07 - 19:55

mon conte favori

Un jour, un vieux maître, sur la fin de sa vie, avait réuni ses élèves pour leur parler du temps et de la manière de bien l'utiliser.
Debout, devant ce groupe, le vieux maître regarda un à un, lentement, puis leur dit :
"- Nous allons réaliser une expérience".
De dessous la table qui le séparait de ses élèves, il sortit un immense bocal en verre de 5 litres qu'il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de galets, à peu près gros comme le poing et, les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :
"- Est-ce que le pot est plein?".
Tous répondirent :
"- Oui".
Il les regarda, attendit quelques secondes et ajouta :
"- Vraiment?".
Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les galets, puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les gros cailloux... jusqu'au fond du pot.
Le vieux maître leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda :
"- Est-ce que ce pot est plein?". Cette dois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.
L'un d'eux répondit :
"- Probablement pas!".
"- Bien!" répondit le vieux maître.
Il se pencha de nouveau et, cette fois, sortit de sous la table un sac de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot de verre. Le sable alla remplir les espaces entre les gros galets et le gravier. Encore une fois, il demanda :
"- Est-ce que ce pot est plein?"Cette fois, sans hésiter et en choeur, les élèves répondirent : "- Non!".
"- Bien!", répondit le vieux maître. Et, comme s'y attendaient les élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le bocal jusqu'à ras bord. Le vieux maître leva alors les yeux vers le groupe et, demanda :
"- Quelle grande vérité nous démontre cette expérience?".
Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant sans doute au sujet de la réunion, répondit :
"- Cela démontre que même lorsque l'on croit que notre emploi du temps est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut toujours y ajouter des rendez-vous, des choses à faire..."
"- Non", répondit fermement le vieux maître. "ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros galets en premier dans le bocal, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite".
Il y eut alors un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos.
Le vieux maître leur dit alors :
"- Quels sont les gros cailloux dans votre vie? Votre santé, votre famille, vos Amis, aimer, réaliser vos rêves, faire et protéger ce que vous aimez, apprendre, défendre une cause, vous relaxer, prendre le temps ou... toute autre chose?Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre ses GROS CAILLOUX-là en premier dans sa vie, sinon, on risque de ne pas réussir... sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles, on remplira sa vie de peccadilles et, on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments et aux événements importants de la vie. Alors, n'oubliez pas de vous poser à vous-même la question : Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie? Ne vous trompez pas et, ensuite, mettez les en premier dans votre vie ».
D'un geste amical de la main, le vieux maître salua son auditoire et lentement, quitta ses élèves

18/03/07 - 19:54

Conte du désert

Il était une fois un pauvre chamelier qui habitait très loin dans le désert. Depuis toujours, il rêvait d’une chose : aller à la ville, dont il avait plusieurs fois vaguement entendu parler. Mais sa femme ne voulait pas qu’il aille à la ville. Car, comme on le sait, les femmes ont toujours détesté les rêves de leurs maris (sic). Jusqu’au jour où, comprenant qu’il était vraiment décidé, sa femme lui dit :
«- Va à la ville, puisque tu y tiens tant, mais alors promets-moi de me rapporter un cadeau.
- Oui, dit le pauvre chamelier, je te le promets. Que veux-tu ?
- Je veux un grand peigne en argent pour mettre dans les cheveux et qui est comme un diadème. Surtout n’oublie pas.
- Et si j’oublie ? dit le chamelier. Tu me dit toujours que je n’ai pas de tête. »

C’est le soir. Il fait très chaud dans le désert et on ne voyage qu’après le coucher du soleil. Dans le ciel brille déjà un mince croissant de lune, comme un diadème.
La femme du chamelier lui dit :
« - Si tu oublies le cadeau que je veux, tu n’auras qu’à regarder la lune et tu t ‘en souviendras. C’est tout à fait la même chose ».
Et le chamelier part avec son chameau dans la nuit.

Quand il a fini de voir la ville et au moment où il va se mettre en route pour revenir chez lui, il se souvient qu’il doit rapporter un cadeau à sa femme.
Il le dit au commerçant avec qui il parle.
« Voilà qui est une excellente idée, répond le commerçant. Quel cadeau veut-elle ? ».
Le pauvre chamelier dit : « J’ai oublié. Je me souviens seulement que ma femme m’a dit que, si j’oubliais, je n’aurais qu’à regarder la lune et tout de suite, je saurais ce qu’elle veut.

C’est le soir, puisqu’on ne voyage que de nuit. Mais le pauvre chamelier habitait loin, très loin, dans le désert. Il fallait beaucoup de temps pour aller de son campement à la ville. Le commerçant regarde la lune : elle est pleine et représente maintenant un disque superbe rond et brillant. Il dit :
« - Ta femme veut un miroir. Voilà le cadeau qu’elle attendait. »
Et il lui vend un miroir qu’il enveloppe dans un papier avec de la ficelle.
Quand le chamelier rentre au campement, il dit à sa femme :
« - Tiens, voilà le cadeau que tu m’avais demandé et que je rapporte pour toi de la ville ».

La femme va se mettre dans un coin de la tente, s’accroupit, ouvre le paquet, le regarde et pleure.
Il faut se souvenir que c’était un très pauvre chamelier, que sa femme était très pauvre aussi et qu’elle n’avait jamais vu de miroir.
Sa mère, qui était dans un autre coin de la tente, lui demande :
« -Pourquoi pleures-tu, ma fille ? »
Elle répond :
« - Parce que mon mari ne m’aime plus.
- mais pourquoi dis-tu cela, dit la mère, tu n’en sais rien.
- Si, je le sais, dit la fille en regardant le miroir. Il m’avait promis de me rapporter un cadeau de la ville et ce qu’il m’a rapporté, c’est une autre femme ».

L’histoire pourrait s’arrêter là, mais elle n’est pas finie.
La mère dit : « Ce n’est pas possible qu’il ait fait cela, montre-moi ». Et elle prend le miroir.
La mère est aussi une femme très pauvre qui n’a jamais vu de miroir. Elle le regarde et dit à sa fille :
« Ne pleure plus, ma fille. C’est vrai qu’il a rapporté de la ville une autre femme. Mais tu n’as rien à craindre : elle est très vieille et très laide ».

17/03/2007

17/03/07 - 16:47

Extrait du film "Grande Ecole". de Robert Salis

Lorsque j'étais étudiant en cinéma (dixit Robert Salis),j'adorais suivre les cours du brillantissime Serge Danel.
Nous étions un petit groupe d'étudiants, et nous appréciions de nous retrouver autour d'un café après ses cours avec lui. Un jour, il évoqua ce sujet de façon très juste,et qui résonne encore de tout son sens.
Bien sur, je ne peux pas ici restituer la finesse et le développement malicieux de son analyse,mais il estimait,en fait, que si les sociétés avaient dans leur grande majorité
rejeté et condamné l'homosexualité, c'est parce que justement ELLES ETAIENT PAR ESSENCE HOMOSEXUELLES.
Dans le sens où toutes les structures sociales avaient été conçues, établies, légiférées par des hommes,en faveur des hommes, dans la réservation des privilèges qu'ils s'étaient octroyés pour se donner une suprématie par laquelle les femmes n'étaient jusqu'ici que des faire-valoir à leur service et mises au second plan.
Ce n'est que depuis quelques décennies que les femmes se sont battues pour revendiquer,exprimer et obtenir leur égalité vis à vis des hommes. Et encore, cela me révulse de voir comment les femmes sont toujours traitées dans de nombreux pays ou mises à l'écart sous le joug masculin.
Socialement, ce sont les hommes qui ont pris la parole au nom des femmes et ont parlé à leur place, en imposant des structures sociales bâties sur une misogynie assumée. Et si justement les homosexuels ont été si durement rejetés, c'est parce qu'ils avaient osé se comporter comme des femmes,en aimant et en couchant avec d'autres hommes,transgressant ainsi le tabou ancestral d'une société homosexuelle qui doit taire son nom pour se perpétuer et pour donner le change.
Ce n'est pas non plus parce que le PACS existe et parce qu'il y a des personnages d'homosexuels dans les téléfilms que l'homosexualité est forcément comprise. Elle est tolérée ou admise dans de nombreux cas, mais comprise çà j'en doute. Le fait de dire "untel est homosexuel", ce n'est pas simplement dénoncer une information, mais c'est aussi et surtout une façon insidieuse, détournée ou non d'exposer un jugement sur lui ; il n'y a qu'à voir les arguments,les visions homophobes qui subsistent dans l'inconscient collectif ; ces questions ineptes qui traînent encore toutes leurs raillerie : "qui fait l'homme, qui fait la femme, lequel des deux est actif ou passif" ?... Vous remarquerez d'ailleurs que lorsqu'un homme veut en insulter un autre de façon plus marquée,il a tendance à "féminiser" ses injures : "gonzesse, tapette, fiotte"...comme si pour lui le moyen de féminiser un homme était le meilleur moyen de le rabaisser. Je trouve d'ailleurs très dangereuse la régression morale qui gagne du terrain dans bien des domaines, ici comme ailleurs.
Comment le désir voyage d'un être à un autre, d'un corps à un autre,en ignorant la frontière des sexes, d'une jeunesse qui tente de vivre au rythme de ses chassés-croisés amoureux ? Le désir n'a pas de sexe,ou du moins les préférences, amoureuses, sexuelles et charnelles, évoluent quand la soupapes des frustrations et inhibitions éclate, en remettant en question la force d'une éducation qui dès l'enfance régente, balise et contrôle le désir et en dicte le code de bons et mauvais usages.
Ce que les hommes craignent, ce n'est pas tant le passage à l'acte avec un autre homme et de vivre cette expérience, mais bien plutôt la peur d'être nommé et catalogué comme homosexuel, d'être traité de Pédé ou d'avoir à se
considérer comme tel.
Pour preuve le nombre d'hommes mariés, avec femme, enfants, qui ont une double vie ou des aventures régulières avec d'autres hommes ou des transsexuels - tant que cela reste secret.
C'est toujours cette suprématie du verbe comme vecteur de la loi qui est en jeu, une loi au sens biblique du terme qui les contraint à nier, refouler ou culpabiliser les attirances si elles sont contraires à la norme. Ce qui devient alors pervers,c'est cette volonté impérieuse de se fondre dans la norme,cette envie insidieuse de conformisme qui annihile et formate la personnalité. C'est vouloir être à tout prix absolument normal qui est le plus pervers. Pour paraphraser Georges Bataille,"la
perversion,c'est la norme".
Evidemment il ne s’agit pas de faire du prosélytisme ou de confondre désirs et pulsions en se laissant envahir par elles. A mon sens, toute expérience librement consentie par chacun de part et d'autre pour tenter d'atteindre l'épanouissement de
l'être et la plénitude de la volupté, ou pour simplement assouvir la curiosité d'autres territoires charnels, mérite d'être vécu sans honte ni culpabilité. C'est loin d'être fréquent.
Ainsi,un homme qui n'irait qu'avec des hommes en se privant des femmes, aurait le même manque qu'un homme qui n'irait qu'avec des femmes, et se refuserait à l'appel des désirs masculins, sous prétexte que la société les réprouve. Et ceci est également valable pour les femmes et leur rapport aux hommes.





17/03/07 - 16:44

L'Ami ordinaire, l'Ami véritable

Un ami ordinaire ne vous a jamais vu pleurer.
Un ami véritable a eu les épaules humides par vos pleurs.

Un ami ordinaire ne connaît pas le prénom de vos parents.
Un ami véritable a peut-être même leurs numéros de téléphone dans son carnet d'adresse.

Un ami ordinaire amène une bouteille de vin à votre fête.
Un ami véritable vient avant pour vous donner un coup de main et après pour vous aider à ranger.

Un ami ordinaire est contrarié que vous l'appeliez quand il est déjà au lit.
Un ami véritable vous demande avec inquiétude pourquoi vous n'avez pas pu l'appeler avant.

Un ami ordinaire aime parler avec vous de vos problèmes.
Un ami véritable aime vous aider à les résoudre.

Un ami ordinaire, lorsqu'il vous rend visite, se comporte en invité.
Un ami véritable ouvre le frigo et se sert.

Un ami ordinaire pense que votre amitié est finie après que vous vous soyez querellé.
Un ami véritable sait qu'une amitié se trempe dans une querelle et en ressort plus forte.

Un ami ordinaire s'attend à ce que vous soyez toujours là pour lui.
Un ami véritable est toujours là pour vous.

Un ami véritable?
C'est celui qui reste à vos côtés lorsque tout le monde vous a abandonné.