J'écoute : le vent
Je regarde : la mer
Je lis : les lignes de la main
Je joue : à cache cache
Je mange : la vie
Je bois : la tasse, comme tt le monde (mais j assume)
Je cite : Nonobstant ma bonne volonté, c est avec concupiscence que je conchie les rustres, les pleutres, les goujats, les pisse froids et autres peines à jouir...
Je pense : trop
Je rêve : éveillé (insomnies obligent)
(mis à jour lundi 10 septembre 2007 à 17:25)

30/11/2007

30/11/07 - 19:23

Pensée à 19h22

N oublie pas que je vois tout : les étoiles sont mes yeux...

27/11/2007

27/11/07 - 12:34

Pensée à 12h33

Il parait que l'intelligence et le savoir sont des armes redoutables. J'en connais bcp qui ont signé l'armistice depuis longtemps alors...

26/11/2007

26/11/07 - 13:46

Tais toi mon coeur....


25/11/2007

25/11/07 - 22:39

En ce moment (25 novembre 2007)

J'écoute le silence après la vie, qui frappe à ma fenetre
Je regarde les jours passés
Je lis :
- Fred Vargas - Sans feu ni lieu
- Samuel Johnson - L'art de l'insulte et autres effronteries
- Harry Potter et l'Ordre du Phénix (et oui, je veux pas me prdre la tete ces tps ci)
Je joue à faire semblant (et je gagne tt le tps)
Je mange vraiment peu : les soupes maison que je me fais et je picore à droite à gauche
Je bois tte sorte de choses
Je cite Victor Hugo
"Le fond de l'élégance française, c'est de dire monsieur à tout le monde et monseigneur à personne"
Je pense à Adeline et à T. (ba ui)
Je rêve au passé, à défaut de conjuguer le futur


24/11/2007

24/11/07 - 11:58

Pensée à 11h57

On tue le temps mais le temps nous assassine.

22/11/2007

22/11/07 - 19:49

Pensée à 19h48

Ne me secouez pas, je suis plein de larmes

22/11/07 - 02:43

Show must go one...

J'ai raccroché... Qq instants plus tard, il a ressonné : Marine...
Je l'avais appelée en toute fin d'après midi et les nouvelles n étaient pas bonnes. Pas bonnes du tout. Toujours dans le coma, sous assistance respiratoire... Les médecins réservent leur pronostic...
Là le portable a donc sonné. Sa voix était étranglée. Quatre lettres ont suffi pour que je comprenne.
Quatre simples lettres : Elle.... E-L-L-E...
Elle n a pas eu besoin de dire le reste. Ma tête s est vidée, mon sang s est figé..
Beaucoup de mots font quatre lettres :
M-O-R-T
R-I-E-N
V-I-D-E
F-I-N-I
...
Adeline est partie pour l'Orient éternel.
Vendredi matin, elle a perdu le contrôle de sa moto, de façon inexpliquée, selon un témoin, avant d aller heurter un platane.
Sa mère m a appelée, sous le choc.
Je repense à son père, victime d un accident tout aussi stupide, heurté par des jeunes sous drogues (aucune trace d alcool lors des controles), alors qu il revenait d avoir été aidé une jument à mettre bas... Les séquelles, les mois de rééducation, le fauteuil roulant, les troubles de la mémoire, de la parole... les nuits passées à consoler Adeline, à essayer de comprendre, ensemble... Etre là, malgré la distance...
Là je ne suis pas là.
Nous nous étions séparés il y a 7 ans, presque jour pour jour, à mon initiative... Selon moi, les choses auraient été trop dur, à distance. Je n'étais alors pas, à l'époque, là où j en étais aujour dhui...

Elle a été une des premières à connaitre ma bisexualité, à l accepter, à me comprdre... Elle a ri en disant qu on s en foutait et elle avait raison!
Je l'ai eu encore au téléphone jeudi soir, pleine de vie, m exposant ses projets de voyage, me demandant si je l accompagnerai un jour dans un de ses trekkings... Nous avons parlé de ma nièce, de son neveu, de nos familles, de ma grand-mère, de mon loup. C était bien.
Bien évidemment, nous avons parlé de mes histoires de coeurs, de T., de G. et d autres... Elle a ri et m a expliqué ses choix et ses tris. Le bon vieux temps a été convoqué à notre conversation. Descendre à Montpellier au printemps, aller manger à Sète, se balader à Palavas, aller en Camargue, faire du cheval...
pourquoi pas... pourquoi pas... "Ne dis pas Pourquoi pas, fais le, STP".
Nous n'aurons pas eu le temps. Mon amazone a rendu les armes.
Elle a lutté, elle a lutté tant qu elle a pu. Courageuse. Son corps l a trahi et a laché... Son superbe corps de sportive, son optimisme à toute épreuve, là où je suis sombre plus souvent qu à mon tour.

Marine pleure doucement mais a la force de caractère. Sa soeur lui ressemblait et elles ressemblent à leur père. Ce soir, il me manque une partie de moi. Quelque chose sombre et je chavire.
Tenir, car elle n aimerait pas me voir comme ça. Adeline n aimait pas me voir comme ça.
Encore cet été, elle était montée à Paris et nous avions passé deux jours géniaux, meme si elle m a dit qu elle aurait été incapable d y habiter... Elle était faite pour la nature et celle ci lui avait bien rendue.
Nous avions ri, évoqué les raisons de notre célibat. Les hommes l'avaient déçue. J'en suis un, lui avais je rappelée. "Mais toi c est différent". Merci mon Amazone. Merci. Elle allait de l'avant, toujours de l'avant. Une vraie aristocrate de la vie, comme je les aime, avec bcp de force d âme. "Il ne faut pas céder, surtout face aux cons!". "Tu as raison mon lion, tu as raison" et elle souriait.
Je pense à ses parents, à sa soeur, à son neveu, à ses amis, à tous ceux à qui elle manquera. Je pense à Andromaque, son labrador chéri qui doit l attendre. Je pense à Ursule, le vieil ane que nous allions nourrir ensemble. Nous passions des heures à le regarder.
Je pense trop, je pense mal. J ai du mal à réaliser. Abasourdi. Tout s'entrechoque. Tout se bouscule au portillon de mes idées.

J'ai envie de pleurer. Mais je ne sais pas pleurer qd partent ceux et celles que j'ai aimés. Elle n'aimerait pas me voir comme ça. Elle n'aurait pas aimé... J'aimerai qu elle soit là, qu elle me prenne dans ses bras, comme elle savait le faire.
Ce soir, il y a la gentillesse non feinte de S. et de C., le soutien de J.-F. Et, il y a le sourire timide et adorable d'O. qui me réchauffe le coeur. En a t il conscience? Comment lui dire merci...

Je ne t oublirai pas. Comment pourrai je?
Merci, Adeline.
Ce n est pas un départ. C'est juste un peu d avance que tu a prise...
Je vais essayer d aller me reposer, de te retrouver dans mes maigres reves. La nuit sera longue. Tu souriras et me diras "repose toi, souffle, apprends à ne rien faire... Tu verras, demain sera un autre jour".

Oui, demain est un autre jour et je le regarderai se lever pour deux. Demain est déjà aujourd hui...

20/11/2007

20/11/07 - 21:09

Pensée à 21h07

Les cons, c'est comme les panneaux de signalisation : il y en a à ts les coins de rue.

13/11/2007

13/11/07 - 23:24

Pensée à 23h23

L'argent, mauvais maitre, mauvais valet...

13/11/07 - 01:06

Le minute du Koân

"Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun mais pas assez pour la cupidité de tous" (Gandhi)

12/11/2007

12/11/07 - 21:47

Pensée à 21h46

Et si un poilu de 14-18 n était pas un adolescent pas encore majeur, atteint d hirsutisme...?

11/11/2007

11/11/07 - 22:55

En ce moment (11 novembre 2007)


J'écoute les fureurs de mon silence intérieur
Je regarde le temps qu'il fait
Je lis :
- Tim Burton - La triste fin du petit Enfant huitre et autres histoires
- Bernard Werber - Le souffle des Dieux
- Harry Potter et l'Ordre du Phénix (et oui, je veux pas me prdre la tete ces tps ci)
- Vladimir Jankélévitch - La mort
Je joue au plus malin
Je mange vraiment peu : la soupe maison que je me suis faite
Je bois encore et encore... c est que le début, d accord d accord ^^
Je cite Jean-Jacques Rousseau (que je déteste pourtant)
"Le coeur de l'homme est son paradis ou son enfer "
Je pense à rien
Je ne rêve pas : que des cauchemars...

No comment
Ni fleurs ni couronnes, un don est possible

11/11/07 - 20:28

Les 3 copains




Quand vous êtes tout pourri
Que personne ne veut être votre ami
Que vous vivez seul ou en couple desséché
Que votre métier est à chier

Chaque seconde de chaque minute de chaque journée qui passe
Vous laisse dans la bouche un goût dégueulasse
Mais ne croyez pas qu'il n'y a plus d'espoir
Regardez mieux dans vos tiroirs

Vive le chocolat, l'héroine et la vodka
Vive le chocolat, l'héroine et la vodka
Vive le chocolat, l'héroine et la vodka
Vive le chocolat, l'héroine et la vodka

Bien sur des gens vous diront
Qu'il y a ma foi d'autres solutions
On peut aider les gens sans pied, sans main
Les quelques enfants qui ont faim

Bien sur ces gens ont raison
Aider son prochain c'est Bonne Action
Mais quand on est si bas qu'on s'en bat les boules du Bien
Rien ne vaut vos trois copains

Vive le chocolat, l'héroine et la vodka
Vive le chocolat, l'héroine et la vodka
Vive le chocolat, l'héroine et la vodka
Vive le chocolat, l'héroine et la vodka

Des études le prouvent il y a mieux pour la santé
Qu'être obèse et se défoncer
Et puis noyer ses soucis ça ne sert à rien
Comme disent les gens qui vont bien

Adieu Nutella, héroine et Zubrowska
Je vais mourir et vous savez pourquoi
Je vais seule vers ma tombe et pour mieux vous oublier
J'espère qu'on me laissera chanter

Vive le chocolat, l'héroine et la vodka
Vive le chocolat, l'héroine et la vodka
Vive le chocolat, l'héroine et la vodka
Vive le chocolat, l'héroine et la vodka

11/11/07 - 16:14

La minute du Koân

Quelle a été ma première pensée ?

11/11/07 - 16:06

Voici... Voilà...

Quelques mots dans cette flemmardise dominicale :

Vendredi soir, le chauffeur de bus avait un regard magnifique : vif, pétillant, amusé aussi.

Toujours vendredi soir, sur la ligne 14, une charmante jeune fille m'a fait plusieurs appels du regard. Cela m'a focalisé plusieurs minutes, avant de me rendre compte, à la station "François Mitterrand", qu elle était habillée de façon très sexy.

A cette meme station, une jeune fille habillée de façon particulière ridicule et hétéroclite (pin up aux mitaines tecktonik, avec un maquillage digne de la famille Adams, version goth canal historique, de grosses chaussures hideuses) m'a gentiment écrasé les pieds, sans s'excuser (non mais!)
Moralité : chacun ses gouts, la merde a le sien

Vendredi soir toujours (plus tard) : est ce moi ou bien le coût de la vie augmente réellement?

Vendredi soir toujours (encore plus tard) : on parle bcp de la SNCF mais quid de la DDE. C est un nid à intellos et à prix nobels, dans le genre pour paumer les gens disposant qd meme d un bon sens de l orientation...
Une chance : le tigre n en a pas voulu à son lion pour les 30 mn de retard

Vendredi soir toujours (encore bien plus tard, limite samedi très très tôt) et toujours chez le tigre : décidément, les blind tests ne sont pas ma tasse de thé, surtt qd c est du commercial...
Découverte : il y a des chaines musicales où des gens envoient des dédicaces (il parait que certains disent même "Kasse-D-di, ouech") et parfois font meme des déclarations d'amour (ça doit remplacer les balcons à Vérone et les gondoles à Venise - Sic)...

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Hier, mes libraires favoris m'ont trouvé "palot" et "soucieux" (dans le texte). Je les ai rassurés. C'est peut etre commercial de leur part mais agréable...
Petite promenade dans le Marais, à la nuit tombante, avec une copine... Point de colverts (ni de cols blanc : nous étions samedi), point de flamands roses (quoi que), quelques grues (assurément), quelques poules d'eau (ça s est sur)... Bref (pour paraphraser qq personnes qui usent et abusent de ce mot)...

Au détour d une rue passante, mon regard fut attiré par un garçon. Oui, un "gaien" (espèce non rare et non prétégée), accompagné d'un autre garçon. Le premier, pas mal de sa personne, je le connais un peu. Le second me semble aussi peupler parfois le site...
Ils ne m'ont pas vu.
Mais j'ai souri. Souri car ils n étaient visiblement pas là en amis et le second n'était pas le petit ami (officiel) du premier. Premier, qui vante souvent les mérites de l'amour, du couple, de la fidélité...

Certains ne demanderont "c est qui? c est qui?". D'abord on ne dit pas "c est qui?" mais "qui est ce?"
Ensuite, je ne suis pas un délateur dans l'ame. D'autres le font très bien, ici même, tt en jouant les père-la-morale ou les blanches-oies...

C'est bien connu, petit rappel (juste au cas où) :
"Les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés"
"Il ne faut pas dire "fontaine...""
"Qd on veut monter au mât, il faut avoir les fesses propres..."

~-~-~-~-~-~-~-~-~-~-~-~

Aujourd hui, c est dimanche (j invente rien là, au cas où vous ne l auriez pas remarqué), décidément, après 6 jours de boulot, Dieu (ou qui vous voulez d ailleurs) ne s'est pas foulé la main...
Ensuite, interrogation légitime : il faisait quoi, avant la création?
Enfin, remarque non moins légitime : il a tout fait pour que je ne crois pas en lui, donc je respecte son choix...

A bon entendeur... Bonjour chez vous

10/11/2007

10/11/07 - 23:06

"Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts."
(Isaac NEWTON) .:

10/11/07 - 23:02

La minute du Koân

Deux mains qui applaudissent font du bruit . Alors quel bruit fait une seule main ?


10/11/07 - 22:35

Heureux-scope?

Lu hier matin par hasard, dans Métro :

Bélier :
Tout va bien entre vous et votre partenaire, vous cabotez sur une mer d'huile. Vous passez des moments agréables ensemble mais aussi avec vos proches.

Gémeaux :
"Vous avez envie de voir de nouvelles têtes, ce qui n'est guère coutumier de votre part. Un certain ras-le-bol vous envahit, vous voulez élargir votre champ de vision.


Lu hier soir, dans un autre gratuit du Métro:

Bélier :
Ne restez pas sur une déception. Vous aurez très bientot des raisons de vous réjouir et d etre satisfait.


No comment...

08/11/2007

08/11/07 - 17:09

La minute du Koân

La haine seule fait des choix...

08/11/07 - 16:59

Avenir sans angoisse ou Angoisse sans avenir?

En 1949, Egas MONIZ reçoit le prix Nobel de médecine pour ses travaux sur la lobotomie.
En effet, il a découvert qu'en découpant le lobe préfrontal, on supprimait l'angoisse. Or, ce lobe est doté d'une fonction particulère : il oeuvre en permanence à faire visualiser à chacun les éventualités du futur.
Cette trouvaille ouvrait ainsi la voie à une prise de conscience : ce qui motive l'angoisse humaine, c'est la capacité à se projeter dans le temps. Cette aptitude entraîne vers des dangers pressentis et, au bout du compte, vers la prise de conscience de la mort, un jour ou l'autre.
De là, Egas MONIZ conclut donc que ne pas penser à l'avenir, c'est réduire son angoisse...

08/11/07 - 16:20

Pensée à 16h18

"Les victimes sont souvent tenues de s'excuser du malaise qu'elles suscitent chez leurs bourreaux"
Etonnant non?!

07/11/2007

07/11/07 - 12:37

Brèves entre le Lion et le Tigre

.: DANDY S CLUB :. Ora, Lege, Lege, Relege et Invenies dit :
Ah!! Fab est au fourneaux !
Fab dit :
euh non au regime
(...)


Et pendant ce temps là, certains travaillent...

05/11/2007

05/11/07 - 11:04

En ce moment (05 novembre 2007)

J'écoute le temps qui passe : c est un fleuve silencieux
Je regarde dans le vide
Je lis :
- Bernard Werber - Nous les Dieux (c est du Werber quoi... pas de la grande littérature mais ça passe le tps dans les transports en commun)
- Michel Antoine - Louis XV (oui je me les fais tous ! ^^)
Je ne joue pas : je suis fatigué
Je mange peu mais bon
Je bois trop, bcp trop, bcp bcp trop ^^
Je cite Sathya Sai Baba :
"L'amour est vide d'ego L'ego est vide d'amour"
Je pense que j'ai besoin de changer d air
Je rêve :
ce soir ils passent Barry Lindon à Arte. Est ce pour cela? J'ai rêvé de lui..
Oui, lui : il était là, face à moi, à la lueur des bougies qui irisaient la douce pénombre. La nuit était douce et on riait autour de nous. Nous jouions aux cartes. Dans un coin, un homme avait tombé la veste et lutinait une jeune fille aux balconnets plus qu'avantageux. Une vaste cheminée avec un massacre impressionnant au dessus. Aux murs, des Watteau, des Fragonard. Dans une pièce à coté, des voix, des rires et un petit air de clavecin. Sans rien demander, nos verres ne désemplissaient pas, continuellement remplis par des serviteurs négrillons.
Nous jouions au Pharaon. A ma droite, une douairière à mouche faisait battre son éventail de soie. A ma gauche, un homme d'age certain regardait par dessus ses bésicles, se mouchant parfois dans un petit mouchoir de soie, après avoir prisé. Dans ma diagonale, un jeune homme sur de lui, le vêtement paré de boutons étincelant, fanfaronnait devant les mises amassées. Le Banquier de la partie, dans la diagonale de droite : un personnage falot.
Face à moi, T.! T. Magnifique et sa belle chevelure, concentré sur son jeu, me jetait régulièrement des coups d oeil, yeux dans les yeux, la prunelle vive.
En un coup, sur de son jeu, fort de cet audace qui sied tant aux timides, T. empocha le tapis, face au jeune godelureau, qui pesta immédiatement. Il manqua de renverser la table et les verres en se levant, provoquant le silence immédiat de l’assistance. Déclarant que mon ténébreux avait triché, il se dressa et était prêt à en venir au x mains. Le banquier l’en retint, me laissant le temps de m’interposer et de toiser le jeune impudent.
« - Pas ici, pas chez moi, monsieur, car on n’importune pas mes invités, dans un lieu où règnent calme et félicité. On m’avait prévenu de votre caractère bouillant, mais je vous avais invité par les bonnes grâces d’Hermine de … Vous avez eu l’outrecuidance de reconduire ici même le même manège, visant à nous pourrir l’amusement.
- Monsieur, vous m’offensez : demain sur le pré. Votre arme sera mienne
- Paltoquet que vous êtes, moi jamais et je vous ferai plutôt battre par mes valets. Maintenant, déguerpissez »
Se mordant la lèvre, il jeta son regard de T. à moi. Il voulut parler mais il manqua de bégayer et serrant les poings, il partit rageusement, bousculant un valet de ma suite.
« Que la fête reprenne !!! »
Ce qui fut fait. Je partis dans la pièce où était dressé le buffet. Croquant quelques grains de raisin, T. m’y rejoignit et posant sa main sur mon épaule, me remercia, avouant s’être trouvé dépourvu face à cette violence soudaine.
Dans la foulée, il me remercia aussi de l’avoir invité, alors que nous nous connaissions à peine.
« - Mon cher, c’est tout naturel, vous m’avez plu un jour ; je ne m’en cache pas : mes amis et gens de ma suite le savent. De plus, cela a eu l’heur d’être réciproque »
Il rougit et baissa les yeux. Devant son trouble :
« Allons, suivez moi »
Nous passâmes sur la terrasse où je reconnus Laure d’H. se faisant copieusement embrasser dans le cou par un gentleman que je ne reconnus pas. Et puis, la belle affaire… Nous descendîmes les degrés de pierre, passant à côté du Jardin d’hiver. Je fouillais dans ma poche, en sortit la clé et nous entrâmes.
Il me suivit, ne sachant que faire mais je le sentais curieux et fébrile. A peine entré, je me retournais et nous nous embrassâmes longuement. Je sentis son souffle dans ma bouche. Parfum enivrant de son cou, au travers la fine soie de son col, tandis que je défaisais sa cravate. Ses mains frôlant mes côtes, les caressant doucement, il vint caler sa tête dans le creux de mon cou, soupirant d’aise.
« Alors mon doux chevalier… Etait-ce dur ? Suis-je un monstre ?
- Non mais j’ai pris peur et la peur fait faire des bêtises : elle ne rend pas intelligent. J’avais tant envie de te…
- Chut, dis je en posant un doigt sur ses lèvres : tu y es à présent
- Mais, qu’en dira-t-on ? que feront…
- Laisse faire, laisse vivre : c’est la splendeur des forts.
- Tout paraît si simple, dit comme ça…
Il soupira à nouveau d’aise, tendit sa bouche vers moi, ses yeux me pénétrant : il avait baissé toute défense, mis en retraite toute peur.
Je l’attirai vers un canapé de tissu vert tilleul : il sourit comme un enfant qu’il avait osé redevenir. Je lui rendis son sourire.
Je m’allongeai, il suivit le mouvement, continuant de me dévorer de baisers. Je ne fus pas avare dans ce duel sensuel, son corps contre le mien. Mes mains fouillaient sa poitrine chaude, caressaient sa peau veloutée.
La nuit ne faisait que commencer à nous appartenir…

Les souvenirs de ce rêve (mal rendu, j’en suis navré) s’arrêtent là. Le reste est du ressort des sensations, d’un ressenti au sein d’un sommeil assez apaisé. Comme si j’avais été heureux de le retrouver dans ce songe…
Un songe, hélas un songe…
Quand te reverrai je mon ténébreux comte ?


04/11/2007

04/11/07 - 19:57

Citation à 19h56

à Matthieu M. :
"Je suis réaliste... Et non raéliste.. en effet, je ne suis pas sectaire"