Impressions dominicales nocturnes
Week end gris et pluvieux...
Mais bon, l'important était ailleurs. Pas d'habitudes, jamais d'habitudes...
Je rentre sur Paris plus tot, après ce repas avec les cousins.
Le samedi est passé comme une fleche. Arrivée tot, prise en main à domicile par ma coiffeuse préférée, balade en ville...
Après-midi shopping
J'ai vu aussi, en coup de vent, Steph et Lola, mon couple de bi préférées... Ca leur faisait tellement plaisir!
Le soir, match de foot avec le père : sortie entre hommes. C'est amusant ces ambiances de stade, à 1000 lieues de ce que je suis : ça sent la bière et les frites grasses, ça sent l'accent écrasé, l'argot, le populaire, le vrai, le simple... Quand je retourne sur mes terres, c'est toujours ce coté bon enfant qui ressort. La plupart viennent au stade comme on va à une grand messe : ils attendent ça la semaine. Ils emmènent les enfants : traits de peinture sur les joues roses, casquettes trop grandes pour leur chère tete blonde. Tee shirt ou écharpes pour les parents. Quelques femmes viennent adoucir le tableau d'une tribune virilisée. L'agoraphobe misanthrope que je suis déteste les foules, toujours betes et suiveuses. Là, je ne ressens pas le même.
L'équipe a perdu. Ca n'a pas d'importance : c'était la dernière rencontre de la saison de Ligue 1, donc tt était joué. Et puis, meme avec un enjeu, ça ne reste qu'un jeu. C'était un bon moment privilégié de me retrouver en tete à tete avec mon père. Je le sens si souvent curieux de ma vie, de mes secrets. Je l'intrigue parfois. Il ne le dira pas mais son cerveau ira toujours loin dans les suppositions et hypothèses me concernant.
On est rentré à pas de loup, tard, comme des collégiens ayant fait le mur. Ma mère dormait déjà.
Finalement, je m'attendais à un dimanche ennuyeux : c'est clair que ce n'était pas des plus rock n roll mais bon...
Déjà, pas de gatisme à s'extasier devant les petites dernières toute la journée : l'une a passé le repas devant Disney Channel (pour une fois, béni soit le F.: Disney lol) et l'autre était, hélas, très malade... Evidemment, on les voit trop peu pour qu'elles soient attachées à nous. Mais elles sont polies et très calmes : des enfants de rêve donc...
Bertrand (le compagnon de la plus jeune de mes cousines) est moins indifférent qu'il en a l'air. Je m'attendais à ce que ce grand garçon à la figure rougeaude me parle de voitures et de sa Porsche, comme lors du mariage de ma soeur. Et non... Déjà, son beau-frère le journaleux le méprise donc, ça ne peut que nous rapprocher : un bon point pour lui. De plus, il aime les bons plats, il ne rechigne pas sur un bon vin : il est curieux d ailleurs des gouts et des recettes de sa belle mère.
A un moment, le cousin a vendu la mèche en expliquant que Bertrand semblait se remettre de l'élection de Sarko. Il s'est tourné vers moi, me prenant à témoin comme quoi je devais être content qu'un homme aussi énergique que Sarko soit élu. Il a qd meme jugé bon de me demander si je l'appréciais.
Ma réponse a été qq peu cinglante (je dois l'avouer) :
"Non, pas du tt : lui, son système et tt ce qu'ils véhiculent sont à gerber"
Mon père, ce filou, était aux anges. Ceux ci sont alors passés en cortège sur le repas.
Mais le repas s'est bien terminé, sur un Saint-Honoré (décidément, tt pour plaire).
Bertrand et moi nous sommes surpris à préférer tous les deux un Earl grey, au café.
Le journaliste de mari de la cousine a peu parlé. Et c'est tant mieux.
Le reste fut agréable. Mon cousin m'a fait voir les dernières acquisitions de sa bibliothèque personnelle. Au moins, sur ça, je sais que nous sommes de la meme famille.
Ca n'empeche : je déteste tjs les dimanche soirs